Programme de 02 jours à Pingyao

Du 20 au 21 juillet 2024

Dès notre arrivée à Pingyao, nous avons eu l’impression de remonter le temps. Entourée de ses remparts bien conservés, cette ancienne cité classée à l’UNESCO contraste avec les grandes métropoles chinoises. Ici, pas de gratte-ciel ni de circulation frénétique. Pingyao dévoile une Chine plus intime, profondément ancrée dans son histoire.

Nous avons adoré nous promener dans les ruelles pavées de la vieille ville. On a eu l’impression de nous plonger dans l’atmosphère de la Chine impériale. Les maisons traditionnelles aux façades grises, les lanternes rouges suspendues au-dessus des portes en bois sculpté et les petites échoppes artisanales donnent au lieu un charme. Ce que nous avons particulièrement aimé, c’est cette sensation d’authenticité en observant des habitants discutant devant leur porte, des cours intérieures discrètes, et des temples surgissant au détour d’une rue.

Notre séjour nous a permis de découvrir les sites emblématiques de Pingyao, comme la Banque Rishengchang, symbole de l’histoire financière chinoise, ou le temple de Confucius, tout en prenant le temps de flâner sans but précis (et boire, boire, et encore boire des cafés).

Si vous prévoyez de visiter Pingyao, cette étape est idéale pour ralentir le rythme et vivre la Chine autrement. Entre patrimoine exceptionnel, atmosphère paisible et vie locale préservée, Pingyao offre une expérience hors du temps,. Prenez le temps d’explorer, d’observer et de vous laisser porter.


Pingyao: que voir et que faire?


Jour 1 – 20 juillet

Réveil à 6h du matin. La fatigue s’accumule, mais l’excitation du départ prend le dessus : direction Pingyao, l’une des villes historiques les mieux conservées de Chine. Train à 8h30.

Première expérience du train chinois. Ici, pas de ticket papier : le passeport suffit pour accéder au quai et à la rame. Bonne surprise, même en seconde classe, il y a de la place pour les jambes. Les sièges peuvent pivoter pour être dans le sens de la marche, les rames sont propres, nettoyées systématiquement, et des chariots passent régulièrement avec fruits, snacks et boissons. Le train est silencieux, fluide, efficace. La Chine moderne dans ce qu’elle fait de mieux.

Par la fenêtre, le paysage défile… et le contraste est brutal. Une Chine ultra-industrialisée, grisâtre, polluée. Des usines à perte de vue, des montagnes éventrées pour laisser place à des mines à ciel ouvert, des forêts de tours d’habitation. C’est une Chine que l’on aime moins regarder, mais celle à laquelle on s’attendait le plus. Une Chine fonctionnelle, massive, presque écrasante. Vivement l’arrivée.

À la sortie de la gare de Pingyao : taxis ou bus. Par souci d’économie, ce sera le bus local. Mauvaise idée… ou bonne expérience. Plus de GPS, plus d’anglais, peu d’indications. Dans le bus, une ambiance chaotique : passagers et chauffeur s’interpellent, rient, s’agacent — impossible de savoir si c’est une dispute ou une plaisanterie. Hugo finit par demander à un papi si nous allons bien vers la vieille ville. Oui. Il propose même de nous accompagner. Puis un père et son fils se joignent à nous. Tout le monde descend ensemble. Solidarité spontanée. Finalement, Google Maps refonctionne. Ouf.

Et là, changement de monde.

La vieille ville de Pingyao apparaît, intacte. Remparts, portes monumentales, maisons traditionnelles en briques grises, cours intérieures… tout semble figé dans le temps. Pingyao est un exemple exceptionnel de ville Han traditionnelle, fondée au XIVe siècle, qui fut au XIXe siècle le plus grand centre bancaire de toute la Chine. Ici sont nées les premières banques modernes chinoises. Classée UNESCO depuis 1997, la ville conserve des bâtiments des dynasties Ming et Qing, certains vieux de plus de 600 ans.

La rue principale est très touristique : rabatteurs, boutiques de souvenirs, restaurants aguicheurs. Avec 18 kg sur le dos et 32°C, c’est rude. Une fois à l’hôtel, le propriétaire — d’une gentillesse désarmante — nous offre de l’eau et nous propose de nous reposer avant les formalités. Chambre typique, simple mais confortable.

Après une douche, la ville change de visage. Allégés, nous prenons plaisir à flâner. Les ruelles secondaires révèlent une autre Pingyao : cours habitées, petites échoppes, vieux jouant aux cartes, habitants jardinant devant leur porte. Les stands de rue proposent une cuisine différente de Pékin : lard frit, bâtonnets de riz gluant, spécialités du Shanxi. Peu de touristes occidentaux : ici, nous attirons les regards.

Nous achetons un pass global donnant accès aux principaux sites de la ville. Après quelques temples et anciennes banques, nous privilégions la promenade libre. Moment à la fois tendre et cruel : un petit cochon tenu en laisse devant une boutique. On s’approche, le caresse, le photographie… Hugo me fait lever les yeux : une boucherie. Silence. Malaise. On repart, un peu sonnés, en espérant naïvement qu’il soit domestiqué.

Nous quittons définitivement l’artère principale pour nous perdre. C’est là que Pingyao est la plus belle : calme, authentique, presque rurale. Des anciens discutent, rient, vivent simplement. La Chine d’avant, encore bien vivante.

Retour à l’hôtel vers 18h30. La bière coûte 40 centimes. On s’installe sur la terrasse pour remplir les formalités administratives. Le dîner est… décevant. Cartilages non identifiés. Nous recrachons discrètement. La serveuse éclate de rire : ici, ça se mange. Rire collectif.

Nous dormons au Juxiange Inn, réservé via Trip pour 17 € la nuit.


Infos pratiques
Se rendre à Pingyao depuis Pékin
Gare → Vieille ville
Vieille ville de Pingyao
Pass touristique Pingyao
Hébergement
À savoir

Jour 2 – 21 juillet

Après une nuit relativement calme, le réveil est tardif. Le rythme de Pingyao permet une certaine lenteur, bien loin de l’agitation de Pékin. On prend le temps. Aujourd’hui, pas de programme. On continue simplement à s’imprégner de la ville.

Nous commençons la journée par une promenade matinale dans les ruelles encore calmes. Les groupes de touristes arrivent plus tard, et à cette heure-ci, Pingyao appartient encore à ses habitants. Des personnes âgées balaient devant leur porte, d’autres arrosent des plantes installées dans de vieilles bassines. La ville semble vivre à son propre rythme, à mille lieues des grandes métropoles chinoises.

Nous visitons plusieurs anciens bâtiments administratifs et financiers inclus dans le billet global. Pingyao fut, au XIXᵉ siècle, le cœur bancaire de la Chine impériale. Ici sont nées les premières banques du pays, appelées piaohao. Les cours intérieures se succèdent, toutes organisées selon les mêmes principes : symétrie, hiérarchie des espaces, sobriété. On imagine facilement les marchands et les fonctionnaires déambuler dans ces lieux aujourd’hui silencieux.

En fin de matinée, nous montons sur les remparts. Ils encerclent entièrement la vieille ville sur plus de six kilomètres. De là-haut, le contraste est frappant : à l’intérieur, les toits gris et les cours anciennes ; à l’extérieur, une Chine plus moderne, moins préservée. La promenade est agréable malgré la chaleur. Peu d’ombre, mais une vraie sensation d’isolement.

À midi, pause déjeuner dans une petite gargote fréquentée presque exclusivement par des locaux. La carte est inexistante, on montre du doigt ce que mangent les voisins. Nouilles épaisses, légumes sautés, porc très gras. Miam.

L’après-midi est consacrée à une déambulation, sans objectif précis. C’est finalement ce que l’on préfère à Pingyao : se perdre. On s’éloigne encore un peu plus des rues commerçantes. Ici, plus de boutiques de souvenirs. Juste des habitants, des cours ouvertes, des scènes de vie banales. Des hommes jouent aux cartes à l’ombre, des femmes discutent assises sur des tabourets, des enfants circulent à vélo dans les ruelles étroites.

En fin de journée, la chaleur devient écrasante. Retour à l’auberge pour une douche et un moment de repos. Sur la terrasse, une bière bien fraîche pour quelques centimes.

Le soir, dernier dîner dans la vieille ville.Demain, il faudra déjà repartir.


Infos pratiques
Billet global de la vieille ville
Remparts de Pingyao
Anciennes banques (Piaohao)

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