Programme – 02 jours Huangshan

Du 02 au 04 août 2024

Ahhhhh, les Montagnes Jaunes (Huangshan)… on comprend vite pourquoi ce site est mythique. La beauté du massif repose sur ses pics de granite aux formes fantastiques, ses conifères accrochés aux rochers et sa mer de nuages qui s’invite régulièrement, offrant des panoramas d’une poésie incomparable. Classées au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1990, ces montagnes ont inspiré peintres, poètes et artistes chinois depuis la dynastie Tang. L’histoire et les légendes, comme celle de l’élixir d’immortalité découvert en 747, ajoutent au lieu un caractère sacré et quasiiii mythique.


Huangshan : que voir et que faire ?


Huangshan – Jour 1 :

Levés à 8h30, nous préparons nos sacs avec le pique-nique acheté la veille. Nous prenons la route vers Tangkou, la base du parc, situées au sud de la province d’Anhui. Les Montagnes Jaunes, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1990, sont réputées pour leurs pics de granite spectaculaires, leurs pins tortueux accrochés aux rochers et leur fameuse mer de nuages qui enveloppe souvent le massif. Depuis des siècles, elles inspirent peintres et poètes chinois, et il est facile de comprendre pourquoi : la beauté y est à la fois brutale et délicate, sauvage et harmonieuse.

Pour cette première journée, nous décidons de nous attaquer au côté ouest, en choisissant de tout faire à pied, par défi et pour économiser un peu. Dès le départ, la montée est rude. L’escalier, interminable, grimpe à travers la forêt et le roc, et nous devons compter chaque marche pour garder le moral. La plupart des touristes préfèrent le téléphérique, mais nous nous accrochons à notre choix. La progression est lente, parfois exténuante, surtout avec le dénivelé qui approche les 1000 mètres. Nous croisons quelques promeneurs, mais la majorité des Chinois semblent préférer l’ascension mécanique.

Sur le chemin, nous rencontrons une mycologue qui récolte des champignons dans les rochers. Nous discutons un peu avec elle, fascinés par sa connaissance des espèces locales et sa patience infinie. Mais à côté des porteurs, transportant sur leur dos des charges énormes pour alimenter les hôtels situés sur les hauteurs. Certains portent des touristes installés dans des sièges de fortune, comme des bagages humains. On est ultra ULTRA choqués par les conditions de travail et la fénéantise de certains.

Arrivés enfin à la zone desservie par le téléphérique, nous découvrons l’ampleur de la foule. Des centaines de touristes, accompagnés de guides hurlant dans des mégaphones, se pressent dans tous les sens. Le paysage spectaculaire se perd dans ce flot humain. Pendant plus de deux heures, nous avançons lentement, poussés et bousculés. Le panorama est certes grandiose, mais il est difficile de l’apprécier pleinement au milieu de ce chaos.

Heureusement, dès que nous nous écartons des sentiers principaux, la magie revient. Sur des chemins secondaires, le silence s’installe, interrompu seulement par le vent dans les pins et le chant lointain des oiseaux. Les rochers prennent des formes étranges et poétiques, les pins semblent surgir de nulle part, et la mer de nuages apparaît soudain en contrebas, enveloppant le massif comme un drap de coton flottant. Nous nous arrêtons souvent, captivés, à photographier.

Le retour est physique : nos jambes protestent après des milliers de marches descendues, nos genoux flanchent … Certains touristes descendent à reculons, à quatre pattes, et nous pouvons comprendre. Mais le sentiment d’avoir atteint ces hauteurs par nos propres moyens est immense, et nous laisse une impression de satisfaction mêlée d’épuisement.

Le soir venu, nous regagnons notre hôtel à Tangkou, où nous savourons un dîner bien mérité. Hugo réalise avec horreur qu’il a oublié son téléphone dans le bus, mais un serveur sympathique se propose d’aller le chercher à moto : soulagement total. Nous sommes lessivés, mais remplis de joie !

Infos pratiques

Arrivée à Huangshan
Hébergement
Accès au parc
Transport à l’intérieur du parc
Sentiers et zones incontournables

Huangshan – Jour 2 :

Pas de réveil ce matin. Les courbatures se font sentir, la nuit a été compliquée à cause de la climatisation et des efforts d’hier. On change de stratégie : pas la peine d’arriver tôt, on se dirige vers les Montagnes Jaunes vers 11h30/12h, pour éviter le flot de touristes de la veille. Et cette fois, on prend le téléphérique pour l’aller.

Stratégie payante : une fois en bas, personne ne fait la queue, et une fois en haut, les sentiers sont presque déserts. La montée en téléphérique est spectaculaire, suspendus au-dessus du vide, avec des panoramas vertigineux. Joséphine serre les dents plus d’une fois.

En avançant, on croise quelques groupes, mais rien à voir avec la cohue d’hier. On savoure pleinement, malgré les jambes qui protestent. Devant nous, des paysages abrupts, des pics karstiques, des nuages qui caressent les sommets… On se plaît à imaginer ce lieu sous la neige, la pluie, la brume, à toutes les saisons.

Le contraste culturel fait sourire. Beaucoup de visiteurs chinois semblent plus intéressés par les selfies et la “liste des spots à cocher” que par la contemplation du paysage. Deux rapports au site très différents. Et puis, les enfants… hurlent, courent, se chamaillent, mais les parents laissent faire. On est peut être un peu jugeant et durs mais honnêtement, on était assez choqués !

Malgré tout, on constate à nouveau la gentillesse des habitants. Plusieurs jeunes essaient de nous aider ou nous saluent en anglais spontanément. Des rencontres qui donnent chaud au cœur.

Pour finir, on redescend à pied (on ne déroge pas totalement à nos principes). La descente dure environ une heure, les genoux souffrent, mais on savoure chaque pas et les derniers panoramas. Enfin dans le bus, direction le restaurant. Youpiiiiiiii.


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