Programme – 04 jours Hong-Kong
Du 11 au 14 août 2024

Hong Kong, on ne l’imaginait pas du tout comme ça. Avant d’y arriver, on pensait gratte-ciel, finance, foule permanente. En réalité, la ville est beaucoup plus contrastée. Oui, il y a les tours, la densité, le rythme intense… mais il suffit de s’éloigner un peu pour tomber sur une toute autre facette. Des sentiers de randonnée au milieu de la végétation, des plages presque désertes, des villages de pêcheurs coincés entre la mer et la montagne.
L’histoire de Hong Kong se lit partout. Ancienne colonie britannique pendant plus de 150 ans, la ville a gardé un mélange très particulier : administration anglaise, culture cantonaise, et aujourd’hui une relation complexe avec la Chine continentale. Ce passé colonial se voit encore dans l’architecture, dans certaines habitudes du quotidien, dans la langue aussi, où l’anglais cohabite naturellement avec le cantonais.
Ce qui nous a marqués, c’est la façon dont tout coexiste. Des temples coincés entre deux immeubles, des marchés traditionnels à quelques minutes d’un centre financier ultra-moderne, et des ferries qui relient des îles où le temps semble s’être arrêté. À Lantau ou dans les Nouveaux Territoires, on croise des villages anciens, des chemins de randonnée et une nature étonnamment préservée pour une ville aussi dense. C’est une ville qui peut être épuisante, mais qui sait aussi offrir des bulles de calme, à condition de sortir des axes principaux.
Hong Kong – Jour 1
Aujourd’hui, clairement, ce n’est pas une bonne journée.
Réveil à 6h. Le genre de réveil où tu n’as pas vraiment dormi, mais où il faut quand même se lever. Direction Shenzhen. Sur la carte, ça paraît simple. Dans la réalité, c’est une autre histoire. On enchaîne plus de sept heures de train. Long. Lent. Fatigant. On alterne lecture et micro-siestes, sans vraiment réussir à se reposer.
On arrive à Shenzhen vers 14h, déjà un peu rincés. Et là, première claque : on n’est pas à la bonne gare. Mauvais choix, mauvaise anticipation. On est obligés de prendre un taxi pour traverser la ville. Dix euros. Pour nous, c’est beaucoup. Ce qui devait prendre quinze minutes se transforme en quarante bonnes minutes coincés dans les embouteillages. On regarde l’heure, on stresse, on commence à sentir la journée nous glisser entre les doigts.
Arrivés enfin à la bonne gare, le train pour Hong Kong est retardé. On attend. Encore. Quand on monte enfin à bord, on n’a plus vraiment d’énergie, juste l’envie d’arriver. À Hong Kong, ce n’est pas fini. Il faut passer les contrôles. Sortie de Chine, puis entrée à Hong Kong. Files d’attente, passeports tamponnés, sacs inspectés. Tout est normal, mais tout prend du temps. Et nous, on n’en a plus.
Métro ensuite. Efficace, propre, climatisé à l’excès. On arrive à l’hôtel vers 18h. Autant dire que la journée est pliée. Pas de coucher de soleil, pas de première balade excitante, pas de découverte euphorique. Juste de la fatigue. On se dit qu’au moins, on va se poser, boire une bière, manger quelque chose de correct. Et là, deuxième claque. Hong Kong, ce n’est plus la Chine. Les prix explosent. Tout coûte cher. Très cher. Notre chambre fait moins de 9 m². 35 euros la nuit. Pas de fenêtre. À peine la place de poser les sacs. Le moindre repas pour deux tourne autour de 20 euros. Même une bière devient un luxe. Beaucoup de bars refusent de servir si tu ne manges pas. Et quand ils acceptent, les prix font mal.




On décide quand même de sortir. Direction Temple Street Night Market, à Kowloon. Sur le papier, un incontournable. En réalité… bof. Beaucoup de stands de nourriture hors de prix pour ce que c’est, des bibelots, des contrefaçons, des gadgets inutiles. Rien de vraiment excitant. L’ambiance est très différente de la Chine continentale. Plus cosmopolite. Beaucoup de personnes venues d’Inde, des Philippines, d’ailleurs. Beaucoup d’Occidentaux expatriés aussi.





Les gens sont plus libres dans leur apparence. Tatouages, piercings, vêtements vintage, styles affirmés. Ça tranche avec la Chine qu’on vient de traverser. Mais il y a aussi un malaise. En se promenant, on remarque de nombreuses échoppes avec des prostituées et des hommes de partout. On voit même les jambes dépasser de la vitrine. On est mal à l’aise. Ici, la prostitution est très visible, organisée dans des immeubles, des salons de massage, des bars, des clubs. On a aussi compris que, même si c’est légal, cette industrie fonctionne dans une zone grise. La police n’arrête pas la prostitution elle-même, mais le moindre geste qui ressemble à du racolage en public peut mener à une intervention ; et souvent ce sont les travailleuses elles-mêmes qui se retrouvent ciblées parce qu’elles n’ont pas les bons visas ou documents.
À ce moment-là, la fatigue retombe d’un coup. On s’assoit. On sort les comptes. Et là, l’angoisse. Certains calculs n’étaient pas bons. La Chine nous coûte plus cher que prévu. Et Hong Kong n’arrange rien. Pourtant, on fait attention à tout. Logements basiques. Street food. Aucun excès. On a un objectif : tenir un an. On a tout investi dans ce projet. Et ce soir-là, on doute. Grosse baisse de moral.
On rentre à l’hôtel. Pas de resto. Pas de sortie. On achète des nouilles instantanées au supermarché et on mange dans notre chambre minuscule. Assis sur le lit. Les sacs par terre. Pas glamour. Mais nécessaire. On se dit que ça ira mieux demain. Que tout ne peut pas être parfait tout le temps. Et qu’un voyage, c’est aussi ça : des journées ratées.
Infos pratiques
Logement
- Yixinju Hostel – réservé via Booking
Vétuste, propre, bien situé
38 € la nuit
Hong Kong – Jour 2
Aujourd’hui, pas de réveil. Le luxe absolu. On émerge vers 9h, encore un peu lourds de la veille. Café instantané dans la chambre, quelques gâteaux achetés au supermarché. Rien de folichon, mais suffisant pour se mettre en route. Pas question de traîner.
En sortant de l’hôtel, il pleut. Pas une petite pluie fine. Une vraie averse. Le genre qui te trempe en deux minutes. On hésite cinq secondes, puis on y va quand même. Tant pis. Sur le chemin, on remarque les échafaudages en bambou. Partout. Exactement comme dans les films. Ça paraît fragile, presque bricolé, et pourtant ça tient des immeubles entiers.
On accède au front de mer par un tunnel et on commence à longer l’eau. La pluie donne une ambiance étrange, cinématographique. À côté du yacht club, un commissariat flambant neuf, ultra moderne, tout en verre et en lignes nettes. Juste à côté des bateaux de luxe. Le contraste est frappant. Et ça pose question. Beaucoup de questions. Un peu plus loin, une vieille rame de train. Enfin… “vieille” à l’échelle de Hong Kong. Elle date des années 2000. Elle a été transformée en lieu de réunion. Détail anodin, mais révélateur, tout est recyclé, réinventé, réutilisé.

















On tombe ensuite sur la grande statue de la fleur de bauhinia dorée. Six mètres de haut, posée sur un socle massif en granit rouge. C’est le symbole de Hong Kong depuis la rétrocession. Sur le socle, un motif rappelle la Muraille de Chine. Et là, forcément, on réfléchit. Une fleur, symbole d’autonomie, encerclée par une muraille. Message clair : oui à l’indépendance… mais sous contrôle. Autonomie surveillée. Difficile de faire plus explicite.
On continue vers lequartier d’affaires de l’île. Ici, tout est sérieux, froid. La Bank of China Tower nous domine. 367 mètres de hauteur, 72 étages, verre et aluminium. Un gratte-ciel qui tranche avec tout ce qui l’entoure. Le HSBC Main Building est juste à côté. Une tour en acier signée Norman Foster, autrefois le bâtiment le plus cher du monde. Les quatre lions porte-bonheur gardent l’entrée. On regarde, on observe. C’est beau, mais distant.















Changement total d’ambiance à Tai Kwun. Ancien poste de police et prison, aujourd’hui reconvertis en musée et centre artistique. L’endroit est vaste, calme. On visite une exposition sur deux artistes de Hong Kong — inconnus pour nous — puis une autre sur le système carcéral hongkongais. C’est intéressant, bien fait. Les cellules, les règles, l’histoire judiciaire… on sent le poids du lieu. Trois reconstitutions d’appartements nous marquent particulièrement. Années 1950, 1970, 1990. On passe de pièces minuscules à des intérieurs un peu plus modernes. Et là, surprise : Tamagotchi, GameBoy Color, Pokémon, Happy Meal. Des objets de notre enfance, exposés comme des pièces de musée. Sensation étrange de voir sa propre mémoire devenir patrimoine.
On continue à pied vers Sheung Wan et Cat Street. L’ambiance est plus vivante, plus populaire. Antiquaires, stands de braderie, vendeurs de légumes, carcasses de viande suspendues. Le quartier a changé, c’est évident. Gentrification en marche. Galeries d’art, cafés branchés, bars à la mode, tout ça cohabite avec les boutiques de médecine traditionnelle. Hippocampes séchés, racines étranges, poudres mystérieuses. Argh.






Hong Kong nous frappe par ses contrastes. Partout. Richesse insolente et pauvreté discrète. Tours ultra modernes collées à des immeubles délabrés. Une densité folle, et juste à côté, des poches de verdure inattendues. Rien n’est homogène. Tout se superpose.
















On entre ensuite dans le temple Man Mo. Changement d’atmosphère immédiat. Pas de grandes statues comme en Chine continentale. Ici, des sortes de poupées, des figurines. Les serpentins d’encens pendent du plafond, brûlent lentement. La fumée est épaisse. L’air pique les yeux. Le temple est dédié au dieu de la littérature (Man) et au dieu de la guerre (Mo). Deux forces opposées, réunies au même endroit. Ça colle bien à Hong Kong.


Direction ensuite PMQ, ancien bâtiment des années 1930 reconverti pour la création contemporaine. On s’attend à des expos. Mauvaise surprise. Beaucoup de stands commerciaux : bijoux, vêtements de créateurs, objets design. Deux ou trois artistes intéressants, le reste est très “concept store”. Déception.
La fatigue commence à se faire sentir, mais on continue. Direction le tram pour Victoria Peak. Sur le chemin, on traverse le parc botanique et zoologique. Gratuit. Les singes sont variés, mais l’endroit nous met mal à l’aise. Les animaux en cage, surtout les orangs-outans, nous coupent l’envie de traîner. On arrive au tram. Trente minutes d’attente. Le funiculaire grimpe presque à la verticale. Impressionnant. En haut, la récompense. Vue sublime. Au nord, les gratte-ciel de part et d’autre du bras d’eau. Au sud, des montagnes couvertes d’une végétation dense, tropicale. Peu d’immeubles, beaucoup de vert. On reste longtemps. Jusqu’au coucher du soleil. Ça valait la peine.






On redescend à pied pour économiser quelques dollars. Mauvaise idée pour les pieds, bonne pour le budget. 28 kilomètres dans la journée. Douleurs, fatigue, mais satisfaction. Retour à la chambre. Nouilles instantanées. Encore. On sourit quand même. On garde le smile. Hong Kong est dure, mais elle commence à se dévoiler.
Infos pratiques
Statue de la Bauhinia Dorée
- Adresse : 1 Expo Drive, Wan Chai, Hong Kong
- Infos : Fleur dorée de 6 m, symbole de Hong Kong, socle en granit rouge
- Prix : Gratuit
- Horaires : Accès libre, 24/7
Tai Kwun – Centre culturel et artistique
- Adresse : 10 Hollywood Rd, Central, Hong Kong
- Tarif : Gratuit pour l’accès aux espaces publics et expositions de certains artistes
- Horaires : 10h00 – 19h00
- À voir :
- Expositions artistiques
- Exposition sur le système carcéral hongkongais
- Reconstitutions d’appartements (1950, 1970, 1990)
Temple Man Mo
- Adresse : 124–126 Hollywood Rd, Sheung Wan, Hong Kong
- Tarif : Gratuit
- Horaires : 08h00 – 18h00
PMQ – Création contemporaine
- Adresse : 35 Aberdeen St, Central, Hong Kong
- Tarif : Gratuit pour l’entrée, certains stands payants
- Horaires : 10h00 – 22h00
Parc botanique et zoologique
- Adresse : 23 Albany Rd, Central, Hong Kong
- Prix : Gratuit
- Horaires : 07h00 – 19h00
ram vers Victoria Peak
- Adresse du départ : Peak Tram Lower Terminus, 33 Garden Rd, Central, Hong Kong
- Tarifs :
- Adultes : 99 HKD aller-retour
- Enfants : 47 HKD
- Horaires : 07h00 – 24h00
- À voir : Vue spectaculaire sur Hong Kong Island, baie et montagnes
Hong Kong – Jour 3 :
Aujourd’hui, pas de réveil non plus. Le luxe absolu. On émerge vers 9h, encore un peu engourdis de la veille. Café instantané dans la chambre, une brioche, rien de fou mais suffisant pour se mettre en route.
Premier arrêt au Monster Buildings. Là, waaaah. Des tours gigantesques, serrées les unes contre les autres, si hautes qu’on ne voit presque pas le ciel. L’air est dense, étouffant. Hugo dit que qu’elles sont dans Transformers. Au rez-de-chaussée, les marchands de fruits et légumes débordent. Des étals partout, colorés, vivants. Et tout autour, le béton, les climatiseurs accrochés aux murs, les étendoirs avec des vêtements qui sèchent devant chaque fenêtre. Une véritable forêt de béton. Oppressante et vivante à la fois. On reste un moment à marcher, à lever la tête, à photographier, à se demander comment on peut vivre là-dedans.



On quitte ce labyrinthe pour une pause plus tranquille. On monte dans un ancien tramway à deux étages. Lent, grinçant, bercé par les vibrations de la machine. Vue sur la ville à hauteur d’homme… enfin, à hauteur de tram. C’est charmant, et ça permet de prendre le temps de voir Hong Kong autrement. Le rythme change, la ville paraît moins oppressante.





Puis le ferry pour West Kowloon. Là encore, le regard change. L’eau, les gratte-ciels vus de loin, la lumière douce… On respire un peu. On arrive à une longue rue de boutiques de luxe. Chanel, Louis Vuitton, Dior, Hermès… Une autre Hong Kong, plus clinquante, plus distante. On serre les dents, on avance, on a hâte d’arriver au M+ Museum. 15 euros l’entrée. On hésite, on se demande si ça vaut le coup. Et puis, l’art contemporain… on ne peut pas rater ça.






Le M+ est immense, flambant neuf, inauguré en 2021. Bâtiment signé Herzog & de Meuron, lignes nettes, verre et béton. À l’intérieur, 8 000 œuvres exposées. MaisAi Weiwei reste dans les réserves. Joo fait la moue. Elle en avait parlé dans son mémoire. Son Étude de perspective, doigts d’honneur devant la Maison Blanche, le Reichstag, Tiananmen… invisible. La censure est palpable, et on le ressent !!
Malgré tout, on découvre des merveilles. Yue Minjun, Liberté guidant le peuple, nous arrête. Puis Old People Home, treize figures en fauteuils roulants, grotesques au premier abord, mais ce sont des chefs d’État.













Ensuite, cap sur le Musée d’Art de Hong Kong. Gratuit. Ici, on change d’époque. Antiquités chinoises, calligraphies, flacons miniatures finement décorés. Hugo est absorbé par les détails, et Joo par la vue sur la skyline qui s’offre en toile de fond derrière les vitrines. Contraste fort entre tradition et modernité, entre calme et ville qui grouille juste derrière la vitre.
Fatigués, on veut rentrer. Nouilles instantanées dans la chambre. Mais mauvaise surprise : on prend le mauvais ferry. Plus d’une heure de marche le long du bord de mer. Pas désagréable, mais longue. On voulait acheter des sushis à emporter, mais nos cartes et Alipay refusent. Gloups. Direction le supermarché pour quelques courses de secours.
Dernier épisode : en arrivant à l’hôtel, la banane de Joo est ouverte… plus de clé. On explique, on paye une nouvelle clé. Les joies du voyage. Fatigue, frustration, petites galères… mais on sourit. On garde le smile. Aujourd’hui : 22,5 kilomètres, des images plein la tête, des contrastes plein les yeux, et Hong Kong qui continue de se dévoiler, fascinante et dure à la fois.
Infos pratiques
Monster Buildings
- Adresse : 3–5 Hok Yuen Street, Yau Ma Tei, Kowloon
- Prix : Gratuit
- Horaires : Accessible toute la journée
- À voir : Bâtiments densément empilés, étals de fruits et légumes, vie locale
Ferry pour West Kowloon
- Départ : Star Ferry Pier, Central
- Arrivée : Tsim Sha Tsui ou West Kowloon Cultural District
- Prix : 2,7 – 3,7 HKD selon la classe
- Horaires : 06h00 – minuit
M+ Museum
- Adresse : 38 Museum Drive, West Kowloon Cultural District, Hong Kong
- Prix : 15 € / adulte
- Horaires : 10h00 – 19h00
- À voir : Art moderne et contemporain, œuvres chinoises, design d’Herzog & de Meuron
Hong Kong Museum of Art
- Adresse : 10 Salisbury Rd, Tsim Sha Tsui, Kowloon
- Prix : Gratuit
- Horaires : 10h00 – 18h00
Hong Kong – Jour 4
Aujourd’hui, réveil vers 9h. Douche rapide, café instantané, et Hugo part payer le double des clés perdues. Un peu rageant. Quatre jours à se priver de repas dehors pour économiser, et voilà, il faut encore raquer. Bref. On sort. Le métro nous emmène jusqu’au port central, point de départ de tous les ferrys vers les îles environnantes. Aujourd’hui, cap sur Lantau, destination Mui Wo.
La traversée est un vrai spectacle. Un bateau de pêcheur attire notre attention. Technique étrange. Un filet, un pêcheur sur le ponton qui tape des cymbales. Le bruit effraie les oiseaux, et selon Hugo, pousse les poissons dans le filet. Mystère total. À côté, des poissons volants sautent hors de l’eau. Plus loin, des plateformes minuscules, trop petites pour être des plateformes pétrolières. Encore un mystère. Et partout autour, des portes-containers sillonnent le détroit.
On commence à comprendre Hong Kong autrement. La ville, immense et dense, se confronte à une nature encore préservée. Et dans ce coin du monde, tout est connecté au commerce mondial. Ce trajet en ferry, pas cher, est une vraie leçon : nature, tradition, économie globale. Tout en un.
Arrivés à Mui Wo, on prend un bus pour Tai O, ce petit village de pêcheurs. Et là… le choc. À peine deux heures des gratte-ciels et des boutiques de luxe, on entre dans un monde parallèle. Des maisons sur pilotis, presque toutes recouvertes de plaques d’aluminium, des habitants âgés, modestes. Dans les rues, poisson séché, crevettes, champignons, pétoncles. Des animaux errants, fatigués, mal en point.
Par hasard, on trouve un sentier qui grimpe vers l’un des points culminants de l’île. La vue est incroyable avec villages, montagnes, et au loin, le pont suspendu ultra moderne à l’ouest. On se croirait suspendus dans l’espace et le temps. Joséphine s’extasie devant les papillons et les fleurs, appareil photo à la main. Sur le mont, un cimetière chinois, impressionnant : tombes circulaires, taille imposante.







On redescend vers le village. Sur le chemin, des ouvriers construisent un immense pont piéton. Ça promet de faciliter la vie des habitants, mais on espère que cela ne sera pas le début d’une industrialisation touristique qui tuerait l’authenticité. On croise aussi des adolescents, coachés par un adulte, ramer dans des bassines sur un bateau traditionnel en bois. Probablement un entraînement pour une fête ou une course.

















On finit par s’installer pour notre première bière de Hong Kong. Terrasse sur pilotis, à l’abri de la pluie qui tombe doucement. On décide de ne pas aller voir le Bouddha de l’île, faute de temps. Mieux vaut rester ici, observer la vie quotidienne des pêcheurs, simple et rythmée par la mer.
Aux alentours de 17h, on reprend le chemin du retour : bus, métro, tramway. Les pâtes instantanées nous attendent. Arrivée vers 20h, repas rapide, sacs à préparer. Dodo. Demain, réveil à 6h pour 7 heures de train. Direction : Zhangjiajie.
Infos pratiques
Ferry Central → Mui Wo (Lantau Island)
- Départ : Central Ferry Pier, Hong Kong Island
- Arrivée : Mui Wo, Lantau Island
- Prix : 17–23 HKD / personne
- Horaires : 07h00 – 22h00
- Durée : 50 min environ
Bus Mui Wo → Tai O
- Ligne : Bus n°1 ou n°11 selon l’itinéraire
- Prix : 10–15 HKD
- Durée : 45 min environ
Tai O – Village de pêcheurs
- Prix : Gratuit pour se balader
- À voir : Maisons sur pilotis, marché de poissons séchés, vie traditionnelle, animaux errants
Point de vue sur la colline
- Accès : Sentier depuis le village
- À voir : Vue panoramique sur villages, montagne, pont suspendu, cimetière chinois
- Conseil : Prévoir 1h30 aller-retour
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