Programme – 02 jours – Kochi (Cochin)

Que faire, itinéraire et conseils pour visiter la ville au Kerala

Du 23 au 24 octobre 2024


Que faire à Kochi ?


Jour 01

Sur le chemin du retour, nous disons au revoir à notre hôte que nous avons adoré pour sa générosité et son côté lunaire et drôle! C’est parti, direction Cochin dans le Kerala. Nous en profitons pour acheter quelques épices dans l’une des nombreuses boutiques bordant la route.

Arrivés à Kochi, nous achetons nos billets de train pour notre prochaine destination : Goa. En Inde, il est important de réserver son billet très à l’avance afin d’avoir une place.

Fort Kochi

Anciennement appelée Cochin, Kochi est semblable à un kaléidoscope où se mêlent les influences néerlandaise, portugaise, chinoise, chrétienne, musulmane et bien sûre malabare. La ville est aujourd’hui une ville trépidante et dynamique avec un prix du terrain en forte augmentation, un port en passe de devenir le plus important d’Inde et une population de banlieusards en forte augmentation. La ville est construite en partie sur le continent (quartier Etnakulam, ville moderne) en partie sur plusieurs îlots et quartiers (Fort Kochi ou se concentrent les monuments coloniaux, de Mattancherry et Vyeen Islande) que l’on relie en ferry.

Puis, nous décidons d’arpenter les petites ruelles de la ville. Nous flânons dans les rues, admirons les vieilles demeures coloniales bâties par les Portugais, néerlandais et Britanniques… La ville contraste totalement avec ce que nous avons vu jusqu’alors. Nous trouvons de nombreux cafés, petites échoppes et de l’artisanat.

River Road & Carrelet chinois

En fin d’après-midi, nous nous rendons à la River Road observer la mer et les carrelets chinois. Il s’agit de filets de pêche chinois. Comme des totems d’un autre âge, ils sont perchés le long de la côte. C’est une ingénieuse invention importée par des marchands chinois au milieu du XIVe siècle. Un certain charme romantique s’en dégage ou flotte encore la présence de Vasco de Gama (il y résida 23 années).

Nous nous baladons sur la berge parmi les nombreux marchands de poissons frais, les vendeurs de babioles, de glaces… Beaucoup de familles indiennes s’y promènent mais aussi des touristes occidentaux. Cela nous perturbe car nous en avions peu vu jusqu’alors… La berge se compose d’une multitude de bateaux traditionnels, de barques colorées envahies par les chats et les corbeaux attirés par le poisson. C’est drôle. Lorsque nous prenons des photos, un groupe d’indiens nous interpellent pour une séance photo. C’est parti pour 20 minutes de selfies, de rires et d’échanges.

Puis, nous contemplons un magnifique coucher de soleil sur la berge avant d’aller boire une bière dans un bar à tapas. Sur la route, nous entendons des percussions et voyons un bar rempli de personnes qui dansent. Indiens et touristes sont mélangés et dansent de manière effrénés. Nous nous mêlons à la troupe et prenons plaisir à écouter et vibrer sur le son de la musique. Malheureusement, nous n’avons le droit qu’à une musique car c’est la fin du concert…. Bonne nouvelle, ça recommence demain.

Infos pratiques :

Transport
Hébergement
Lieux visités
Fort Kochi
Fusion Bay
Filets de pêche chinois
Bord de mer – River Road
Tibet Kitchen

Jour 02 :

Dutch Cemetery

Nous décidons de nous rendre au quartier juif en tuktuk. Nous passons devant le Dutch Cemetery. Le petit cimetière néerlandais est le plus ancien cimetière européen d’Inde. A l’entrée, la date de 1724, année de sa consécration est gravée sur un pilier. Les 104 tombes, dont la particularité est qu’aucune n’arbore une croix, sont celles d’Européens ayant changé la destiné de Cochin. Les inscriptions sont en vieux hollandais. Aujourd’hui, les tombes sont envahies par la végétation, ce qui confère au lieu une atmosphère spéciale. Fermée au public, nous observons les tombes à travers les grilles.

Dutch bungalow

Puis, nous passons devant le dutch bungalow qui est un bâtiment colonial témoin de la présence des néerlandais à Kochi. Nous nous rendons ensuite à la laverie communale de la ville. Là, une première salle où se trouve de grandes tables en béton cires et ou une dizaine d’hommes sont affairés à repasser le linge. Juste derrière, une série de petits boxes en béton ou se trouve de grands bacs dans lesquels d’autres hommes lavent le linge. Plus loin, un champ ou sèche les tissus dans une fraîche odeur de lessive.

Cochin Thirumala Devaswom

Les chauffeurs nous emmènent à Cochin Thirumala Devaswom. C’est le plus grand et le plus important temple des Brahmanes Goyd Saraswat du Kerala. Il est dédié à Venkateswara, une forme de Vishnou. Édifié en 1599, le temple a été détruit en 1662 par les Portugais puis reconstruit en 1719. C’est un temple où se trouve une des plus vieilles cloches d’Inde mais qui est réservée à la caste des Brahmanes, la classe la plus élevée et sacrée de l’Inde. Malheureusement pour les touristes étrangers dont nous faisons partie l’entrée du temple est exclusivement réservée aux hindous. Devant ce temple, un lac au milieu duquel se trouve une pagode au toit recouvert de cuivre. Un cormoran se sèche les ailes et les guides nous prennent en photo devant la scène.

Dharamanath Temple Jain

Puis, le tuktuk nous dépose devant le Dharamanath Temple Jain. Des marchands jaïns du Gujarat venaient jadis à Cochin, Calicut et Allepey pour faire commerce. Construit au début du XXe siècle ce temple Jain est dédié à Shri Dharmanth, le 15e Tirthankar Jain. Ce temple est carrelé de marbre blanc et arbore de jolis piliers sculptés ainsi que plusieurs statues. C’est un temple donc d’une minorité venant du nord de l’Inde. Ils parlent une langue différente de celle des conducteurs de chauffeurs. A l’entrée, une porte en fer forgé ou se trouve deux grosses svastikas et deux gros éléphants. Malheureusement nous ne pouvons le visiter car il est fermé.

Church of our Lady of life

Le tuktuk nous ensuite devant une église qui a ses portes closes : la Church of our Lady of life. C’est une église catholique romaine qui a été construite au IXe siècle. Finalement, le chauffeur demande au gardien de nous ouvrir les portes. C’est avec joie que nous pénétrons dans ce lieu sacré. L’église dispose d’une toiture en bois et n’a pas d’ornementation à outrance. Elle nous fait penser au style des églises que l’on trouve en Amérique Latine.

Marché aux épices

En face de l’église, nous allons visiter l’ancien marché aux épices. Les bâtiments sont beaux et colorées et au rez de chaussée se trouve une fabrique à gingembre ou deux femmes sont en train de trier les épices à même le sol. Au premier étage, pas de marché aux épices mais une boutique de commerce prônant le travail des femmes.

Les chauffeurs tiennent à nous emmener dans 4 boutiques gouvernementales différentes proposant des tissus, vêtements, artisanats du coin…. Les objets proposés sont magnifiques même si le prix est conséquent. Les chauffeurs gagnent une commission pour nous y emmener. Nous acceptons donc, pour leur faire plaisir.

Jew Town

Après ce tour de deux heures, nous arrivons au quartier juif. C’est une rue unique de vieilles constructions décolorées pittoresques, maisons basses solidement bâties où habitent les quelques survivants de la plus vieille communauté juive en Inde. Il s’agit de la plus ancienne communauté juive du pays. Les juifs du Kerala apparaissent dès le XIIe siècle dans l’histoire écrite, ils sont cités dans ouvrage de Benjamin de Tudele, Voyages de Rabbi Benjamin. Il semblerait cependant que leur arrivée sur le sous continent soit bien antérieure, les relations marchandes sur la côte de Malabare étant en effet très anciennes. Ce commerce prospère nécessitait un réseau organisé de marchands et c’est peut être l’une des causes de l’existence d’une communauté juive très ancienne. Les juifs qui se sont installés dans le royaume de Cochin parlaient la langue locale : le Malayalam et étaient divisés à l’indienne en deux castes. La première est actuellement appelée « juifs noirs » (les Malabaris) et était la caste dominante. La seconde caste était celle des Affranchis (les « Meshuchrarim« ) qui étaient semble t’il les descendants d’esclaves autochtones convertis et affranchis par leurs maîtres juifs. Leur statut social était très inférieur par conséquent, les mariages entre les deux castes étaient proscrits.

La majorité des synagogues de l’époque existe encore aujourd’hui bien que certaines d’entre elles aient été privatisées et où transformées en magasin. Après l’indépendance de l’Inde en 1947 et la création de l’état d’Israel en 1948, les communautés juives de Kochi émigrèrent massivement passant de 2500 membres à seulement 351 des 1951. Il en reste de nos jours une vingtaine à Kochi et entre 5000 et 8000 en Israël.

Synagogue Paradesi

Nous arrivons devant la synagogue Paradesi, qui est malheureusement fermée. Nous ne pouvons que l’observer de l’extérieur. Elle a été construite en 1568 et est réputée pour son sol magnifiquement décoré de carreaux de faïence chinoise tous différents, et les lustres d’origine belge. Elle possède de grands rouleaux de la Torah. Dans une des salles alternantes , des peintures racontent l’histoire des juifs en Inde.

La population de Mattancherry est principalement musulmane mais cachée derrière se trouve Jew Town (le quartier juif). Chassés de Cranganore par les Portugais en 1524, les juifs sont arrivés à Kochi et ont trouvé un bienfaiteur inespéré en la personne du Raja de Cochi. Celui-ci leur a alloué les terres proches de son palais et les a aidés à bâtir leur synagogue. Elle fut bâtie avec du bois de construction fourni gratuitement par le Raja dont on dit qu’il a appris personnellement aux maçons à mélanger le mortier avec de l’eau de coco pour obtenir des murs solides.

Nous nous promenons dans le quartier. Ici, de superbes boutiques avec des objets monumentaux : un immense bateau, des sculptures d’hommes et d’animaux à taille réelle, des têtes de vaches sculptées…. Nous avons envie de tout acheter. Nous nous amusons à prendre des photos devant les bâtisses colorées.

MattanCherry Palace

La dernière étape de cette journée culturelle est dédiée à la visite du MattanCherry Palace. Les murs du palais sont ornés d’un grand nombre de peintures murales. Il y avait également des palanquins en ivoire. Nous rencontrons par hasard, un groupe de français du nord dont un jeune portant un maillot du Losc. Hugo va donc immédiatement à sa rencontre pour prendre une photo avec lui. Nous aurions aimé plus lire les documents mais il y en avait trop… Et pas de guide disponible. Dommage !

Puis, nous empruntons un tuktuk pour retourner à l’hôtel en faisant une halte dans une liquor Shop pour acheter bières et vins pour notre excursion du lendemain dans les Backwaters. Le lieu ressemble à un comptoir ou derrière se trouve des étagères avec une multitude de choix d’alcool. Nous achetons des bières et du vin et repartons avec nos cartons plein. Nous avons honte d’arriver à notre homestay mais les propriétaires ont le sourire, rigolent et disent qu’il n’y a aucun problème. Eux aussi aiment prendre l’apéritif le soir (ils se regroupent tous les soirs dans le salon de la maison en famille et amis). Ouf!

Puis, au dodo! Demain nous nous levons tôt pour prendre le bus direction Allepey.

Infos pratiques : Jour 02 –

Transport
Lieux visités :
Kochi Art Café
Trouvaille Café
Dutch Cemetery
Laverie publique (Dhobi Khana)
Cochin Thirumala Devaswom Temple
Dharma Sastha Temple Jain
Church of Our Lady of Life
Marché aux épices (Mattancherry)
Jew Town
Paradesi Synagogue
Mattancherry Palace

Ne manquez pas la suite du voyage : inscrivez vous à notre newsletter !


Laisser un commentaire


Joo en vadrouille

En savoir plus sur Joo & Hugo en vadrouille

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture