Programme – 03 jours -Songpan

Du 08 au 12 septembre 2024


Songpan a été l’une de nos plus belles surprises du voyage, et sans doute l’une de nos étapes préférées. Une ville à taille humaine, profondément marquée par l’histoire, posée au milieu des montagnes, où l’on sent immédiatement que quelque chose est différent. Ici, le temps semble ralentir.

Cité ancienne érigée sous la dynastie Tang (618–907), puis reconstruite et renforcée sous les Ming (1368–1644), Songpan a longtemps occupé une position stratégique majeure. Située à la jonction de trois provinces – le Sichuan, le Gansu et le Qinghai – à plus de 3 000 mètres d’altitude, elle était à la fois une place militaire clé et un important centre de commerce. C’est ici que transitaient chevaux et thé, au cœur des routes d’échanges entre les plaines chinoises et les hauts plateaux tibétains.

Ce rôle de carrefour a façonné l’identité de la ville, et ce brassage culturel est encore très visible aujourd’hui. Songpan rassemble quatre grandes ethnies : les Tibétains, les Qiang, les Hui – musulmans héritiers des anciennes caravanes de la route de la soie – et les Han. Cette diversité se retrouve aussi bien dans les visages que dans les vêtements, la cuisine, les marchés et les pratiques religieuses.

Songpan reste une petite ville, organisée autour de ses fortifications et de sa vieille ville. À l’intérieur des remparts, l’architecture change immédiatement : maisons de deux étages en bois et en pierre, façades patinées par le temps, avancées en bois formant des loggias soutenues par des colonnes, lanternes suspendues sous les passages. Tout contribue à créer une atmosphère chaleureuse, presque hors du temps.

Autour de la ville, les montagnes dominent. De grandes étendues de verdure s’accrochent aux pentes, et l’horizon s’ouvre sur des vallées immenses. Songpan se situe à environ 2 800 mètres d’altitude et constitue une porte d’entrée vers des régions encore plus élevées, notamment la vallée de Jiuzhaigou, qui culmine à près de 4 700 mètres. Cette proximité avec la haute montagne renforce le caractère unique de la ville, entre cité fortifiée, village vivant et point de départ vers des paysages spectaculaires.

Songpan nous a marqués par cette combinaison rare : une histoire forte, une diversité culturelle palpable et une authenticité intacte. Une ville où l’on se sent bien, tout simplement.


Songpan, que voir, que faire ?


Jour 1 :

Ce matin, réveil vers 9h30. Enfin une vraie nuit de sommeil. Ça fait du bien. Après une mangue fraîche et un café à l’hôtel – beaucoup trop cher pour ce que c’est – on décide de rejoindre une guesthouse recommandée par le Lonely Planet, surtout pour se renseigner sur une balade à cheval prévue le lendemain.

Sur place, on rencontre Emma. Très sympa. La guesthouse est chaleureuse, bien plus agréable que notre hôtel. Mais la douche froide arrive vite : les prix ont explosé. La journée à cheval est passée de 200 à 440 yuans. En discutant, on comprend surtout qu’il ne s’agit pas vraiment d’une balade, mais plutôt d’une montée d’escaliers… à dos de cheval. Le côté aventure en prend un coup, et le bien-être de l’animal aussi. Les vraies belles randonnées se font sur deux ou trois jours, dans les parcs alentours, mais les prix dépassent largement notre budget. On laisse tomber, tout en profitant de la discussion autour d’un café pour organiser les excursions des jours suivants dans les parcs nationaux voisins.

Emma nous indique ensuite le chemin d’un temple que l’on souhaite visiter. Mystère : mauvaise explication ou mauvaise compréhension, mais on se perd complètement. On se retrouve au fond d’une vallée, où des bergers ont installé des campements rudimentaires. Des huttes en tôle, des chèvres partout, des chevaux en liberté. Un décor presque irréel, avec un petit air de Jordanie. Et surtout : personne. On est seuls. Finalement, ce détour imprévu devient l’un des moments forts de la journée.

En suivant des sentiers de bêtes, on parvient tant bien que mal à rejoindre le chemin aménagé. Non sans effort. Les chèvres sont toujours là, et ont même investi un pavillon touristique abandonné : des dizaines d’entre elles dorment paisiblement à l’intérieur. Après une montée courte mais bien raide, on atteint le sommet. Pas de temple, mais un pavillon abritant… un bureau de police. On n’a pourtant croisé que trois personnes. La vue, en revanche, est superbe. La vallée de Songpan s’étend sous nos yeux, avec les premiers contreforts des montagnes aux neiges éternelles qui se dessinent au loin, malgré les nuages.

D’en haut, on observe l’urbanisme chaotique de cette ville que l’on adore déjà. On s’assoit, on contemple, puis on poursuit notre marche. Face à nous, une vallée totalement vierge d’habitations. Au loin, des yaks et des chevaux paissent tranquillement. L’ambiance est paisible. On reste là près d’une heure, à discuter de la suite du voyage.

La faim finit par se faire sentir. Sur le chemin du retour, on croise des cueilleurs de poivre du Sichuan. Puis des fermes, et un cimetière des martyrs de la révolution. De nombreux panneaux invitent au souvenir, sans jamais raconter l’histoire. Dommage. Là encore, les chèvres ont envahi les lieux.

De retour au village, on craque pour un barbecue de rue. Brochettes de yak (différentes de celles goûtées ailleurs), patates, tofu. C’est bon. Très bon. On discute avec les cuisinières, qui nous expliquent être tibétaines.

On part ensuite flâner en ville, direction le marché. On y trouve des champignons en quantité impressionnante, du poivre du Sichuan, des châtaignes grillées, des fruits à foison, et de nombreux objets tibétains. Parmi eux, de magnifiques couteaux en argent incrustés de corail. Hugo en rêve. Les prix, en revanche, sont délirants : de 500 à plus de 3 000 euros. Ce sont de véritables objets d’apparat, transmis de génération en génération. Les femmes portent aussi de superbes bijoux et coiffures, ornées de pierres jaunes polies proches de l’ambre. Ici, les habitants sont incroyablement accueillants. Sourires, regards curieux, discussions spontanées. Songpan est, de loin, l’un des endroits les plus chaleureux que l’on ait traversés.

Puis vient le marché de la viande. Âmes sensibles s’abstenir. Toutes les parties du yak sont exposées : têtes, pattes, mais aussi organes que l’on n’a pas l’habitude de voir. L’ambiance est lourde. Les regards sont durs. On sent une forme de provocation, peut-être liée à l’omniprésence de la mort. Juste à côté, de gros camions remplis de yaks. Le cœur se serre. On regrette nos brochettes du midi. Joo envisage sérieusement de redevenir végétarienne.

On termine la journée par un temple tibétain à flanc de falaise. Un seul moine y vit. Il dégage une sérénité impressionnante. On prend quelques photos de la vue, mais pas de l’intérieur : le moine ne le souhaite pas. On respecte. Sur le chemin du retour, une femme nous invite à entrer dans sa cabane. À l’intérieur, des dizaines de têtes de yak brûlées. Peut-être pour récupérer les cornes. C’est dur.

Retour au marché pour un jus de citron. Hugo admire encore les couteaux, puis on tombe sur une amulette tibétaine : une Gau, renfermant une représentation de Drashi Lhmo, divinité protectrice des voyageurs. On l’apprendra plus tard. Le symbole est parfait. On craque. On mange des châtaignes grillées assis parmi les vendeurs de légumes. Les habitants sont surpris, puis rient. On adore observer le va-et-vient, la vie du village. Sur le chemin du retour, un homme tend à Hugo un dessin de Père Noël. Selon lui, ils se ressemblent. Fou rire général.

Après un court passage à l’hôtel, on ressort dîner. Direction une fondue du Sichuan. Bouillon ultra chargé en piment et poivre, dans lequel on plonge viandes, champignons, légumes, nouilles. Ici, on mange même le dessert en même temps : riz gluant caramélisé à la cacahuète. Miam. Les clients autour de nous sont morts de rire en nous voyant galérer. Ils prennent les choses en main, nous préparent les sauces, nous conseillent. Peu à peu, on devient l’attraction du restaurant. Photos, vidéos, un bébé dans les bras de Joséphine. Un joyeux chaos.

On n’arrive évidemment pas à finir. Comme souvent. En partant, les serveuses nous rattrapent pour des photos dans toutes les configurations possibles. On rit encore.

On rentre à l’hôtel en roulant plus qu’en marchant.
Dodo.
Une journée incroyable.


Infos pratiques :

Guanyin Pavilion

Jour 2 :

Réveil à 7h. Enfin… en théorie. En pratique, on dort très mal depuis notre arrivée en Chine. Ce n’est ni le lit, ni la température, ni le bruit. Quelque chose de plus diffus. Peut-être le décalage horaire qui persiste, peut-être le corps qui n’arrive pas à accepter qu’il doit dormir pendant que nos proches, à des milliers de kilomètres, sont en train de vivre leur journée. Comme si notre corps savait qu’il n’était pas chez lui. Résultat : rêves absurdes, invasions de zombies, cambriolages improbables. Hugo finit par se lever à 6h, après une nuit bien agitée. Autre hypothèse, plus terre à terre selon Joséphine : la trentaine, tout simplement (haha).

Petit déjeuner express : des kakis. Puis direction la gare routière de Songpan pour rejoindre le parc de Huanglong. « La vallée du Dragon Jaune ». Un nom qui claque. Huanglong est connu pour ses bassins de travertin, ses cascades, ses montagnes enneigées, ses forêts primaires. Le site est immense, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992, et s’étend sur plus de 1 300 km², entre 1 700 et plus de 5 500 mètres d’altitude. On y trouve aussi des espèces menacées comme le panda géant ou le singe doré à nez camus du Sichuan. Sur le papier, ça fait rêver.

Après environ une heure et demie de bus, on arrive sur place. Première claque : le prix des billets. Très cher. Environ 66 euros pour deux. On grimace un peu, mais on est là, donc on y va. Bonne surprise en revanche au niveau du téléphérique : gratuit pour les étrangers. On ne saura jamais vraiment pourquoi, mais on ne pose pas trop de questions. Il y a du monde, oui, mais nettement moins que ce à quoi on s’attendait après avoir lu plusieurs blogs de voyage. Pas d’attente pour le téléphérique. Une montée rapide, encore une ascension (on commence à bien connaître le concept), et nous voilà en haut. Comme souvent ces derniers temps : brume. Dense. Persistante.

On emprunte un petit sentier qui traverse la forêt. Là, changement d’ambiance. La nature est omniprésente. Des pins aux formes presque inquiétantes, des champignons de toutes sortes, des oiseaux, quelques rongeurs qui filent entre les arbres. Hugo est aux anges devant les champignons. Ça lui rappelle les sous-bois de l’Ardèche, de Rennes, de l’Aveyron. Pendant un instant, il s’imagine rentrer dix jours en France juste pour aller cueillir des cèpes. Spoiler : ça restera de la fiction.

On arrive à un point de vue. Rien. Enfin si : du blanc. La brume est totale. On s’installe quand même et on attend. Trente minutes à observer les touristes se prendre en photo devant un paysage qu’ils ne voient pas. Le selfie coûte que coûte. On croise même le sosie chinois de François Hollande. Haha.

Puis, lentement, la brume se lève. Et là, ça valait l’attente. Les montagnes apparaissent. Et surtout, les fameuses formations de travertin : les bassins en écaille de dragon. Une géologie étrange, qui rappelle un peu Pamukkale en Turquie. On a ce petit sentiment de victoire, comme si on avait enfin réussi à semer la brume qui nous suit depuis Kunming.

On continue. On arrive au cœur du site : des piscines naturelles aux couleurs incroyables. Turquoise, vert, jaune, bleu. Un temple a été construit au milieu. Malgré l’affluence, il y règne une vraie ferveur. Les gens prient, déposent de l’encens, se recueillent.

Un peu plus loin, des pontons en bois longent les bassins. Et là, c’est vraiment magnifique. Les formations changent sans cesse. Certaines zones sont étroites, avec une ambiance minérale, sulfurique, presque extraterrestre. D’autres sont plus ouvertes, arborées, et évoquent un décor de conte, comme si une divinité venait s’y baigner en secret.

Le seul vrai bémol, c’est le monde. Et surtout la chorégraphie incessante des selfies. On slalome plus qu’on ne marche. À ce moment-là, on se dit qu’on est un peu déçus. Pas par le lieu — il est sublime — mais par la manière dont la visite est organisée.

On se trompe. Ce que l’on pensait être « le site », n’en était en réalité que le début. La suite est une longue descente dans la vallée, ponctuée d’autres bassins, d’autres cascades, d’autres ambiances. Les cascades sont arrondies, presque organiques, modelées par les dépôts de calcaire. Des branches sont peu à peu englouties, intégrées au relief. On pourrait rester des heures à observer les détails.

À un moment, alors que nous sommes assis, un écureuil s’approche et tente de fouiller dans notre sac. Avec les singes, on était préparés. Les écureuils, pas du tout. On rigole. Le temps passe vite. On reprend le chemin vers la station de bus. On galère un peu à trouver le bon, et quand on y arrive, on se rend compte qu’on a une heure d’avance. Mauvais calcul. Hugo regarde une série, Joséphine s’endort instantanément.

Retour à Songpan en fin de journée. Une petite bière en terrasse chez un brasseur local. Ici, la bière la plus forte affiche 5,2°, la plus légère 2,8°. Autant dire qu’on est loin des standards français. Le soir, repas simple : des nouilles. Rien de fancy. On est rincés. Dodo à 20h. KO, mais heureux.


Infos pratiques :

Station de bus de Songpan
Parc national de Huanglon

Jour 3 :

Réveil à 9h. Pour une fois, on a réussi à dormir un peu. Après un café chez Emma – devenu notre QG officieux – direction le parc de Munigou. Il n’existe pas de bus pour s’y rendre, alors Emma nous propose de nous y emmener… et de faire la balade avec nous. Elle est vraiment adorable, parle parfaitement anglais (ce qui, ici, relève presque du miracle), et surtout, elle aime sincèrement sa région. Ça change tout.

Après une bonne demi-heure de route, on arrive à l’entrée du parc. Il y a très peu de monde. Munigou est surtout fréquenté par les locaux, beaucoup moins connu que Jiuzhaigou. Et ça se sent immédiatement. L’ambiance est calme. Comme souvent dans les parcs chinois, on marche sur des pontons de bois surélevés, bien aménagés, pensés pour canaliser les visiteurs.

On arrive face au premier plan d’eau. Et là… waouh. Encore un bleu différent. Un bleu limpide, turquoise clair. Autour, des forêts de conifères, quelques arbustes,. On est immédiatement sous le charme. Cette balade est beaucoup plus intimiste que celle d’hier à Huanglong.

Il s’agit de la « mer d’Erdao », le joyau de la vallée. Un lac immense, posé à 3 385 mètres d’altitude, qui s’étend sur plus de 16 000 m². L’eau est alimentée par des sources souterraines et des grottes se dissimulent sous les 28 mètres de profondeur. La montagne se reflète à la surface. On reste là un moment, un peu hypnotisés.

Au deuxième plan d’eau, patatra. Le lac est presque entièrement asséché. Fin de l’été oblige. C’est logique. Forcément, on est un peu déçus de ne pas le voir dans toute sa splendeur, mais le lieu reste beau, différent, plus minéral. On continue à marcher tranquillement avec Emma. Elle nous demande de faire des photos et des vidéos d’elle, on discute de tout et de rien. La conversation est fluide, naturelle. Ça fait un bien fou après des semaines de communication approximative.

Entre les différents lacs, plus ou moins remplis, on croise plusieurs temples tibétains. Souvent très simples : une sorte de fourneau dans lequel on brûle des milliers de papiers. Des drapeaux de prières multicolores sont partout : accrochés entre les arbres, sur des mâts, formant parfois de véritables chapiteaux colorés qui claquent au vent.

Après une bonne heure de marche, on arrive aux fameuses sources chaudes. Enfin… tièdes. Voire froides. L’endroit s’appelle la « mer verte ». Un espace verdoyant de plus de 32 000 m², à 3 410 mètres d’altitude. L’eau, issue d’une source thermale, ne descend jamais en dessous de 10°C, même en hiver, ce qui permet aux plantes aquatiques de fleurir toute l’année. On trempe les pieds une dizaine de minutes. Ce n’est pas un spa, mais c’est agréable.

Retour à la voiture. Direction l’autre partie du parc, celle qui abrite la cascade la plus haute de Chine. En route, on s’arrête dans un petit village tibétain. Et là, gros coup de cœur. Architecture montagnarde, ambiance totalement différente de ce qu’on a vu jusque-là. On sent quelque chose de plus rude, de plus authentique. Emma nous dépose en aval de la rivière et nous propose de remonter à pied jusqu’à la cascade, située à deux kilomètres en amont. Elle nous rejoindra là-haut.

La marche est superbe. La rivière est une succession de petites cascades, d’où émergent des arbres aux racines parfois complètement intégrées au relief. Encore une fois, c’est féerique. On arrive enfin à la cascade et retrouvons Emma. Et quelle cascade. Immense. Vivante. Impressionnante. La chute d’eau de Zhaga mesure 104 mètres de haut pour 35 à 40 mètres de large. Elle est considérée comme la première chute d’eau de travertins superposés au monde. Culminant à 3 270 mètres, elle est aussi surnommée « la chute d’eau volée du ciel ». On retrouve ici les formes arrondies et organiques de Huanglong, mais en version XXL. On sent que le paysage est en perpétuelle transformation, au gré des dépôts de sédiments. On grimpe jusqu’en haut, on contemple longuement. On goûte même l’eau fraîche qui sort littéralement des entrailles de la terre.

Sur le chemin du retour, on s’arrête dans un second village tibétain, encore plus beau que le premier. Un immense temple, malheureusement fermé, devant lequel broutent des chevaux en liberté. Des petites rues pavées. Quelques vieillards assis. Un chat qui dort. Des moines en train de rénover une bâtisse. L’atmosphère est unique. À la fois paisible et profondément émouvante. On ressent une forme de regret très net, celui de ne pas pouvoir explorer le Tibet.

Emma nous attend, on ne s’attarde pas trop. Sur la route, Hugo interpelle soudain Emma. Il faut s’arrêter. Urgence ? Problème ? Non. Des petits cochons qui se baladent tranquillement dans un champ.

Retour à l’hôtel après un tour en ville pour acheter des marrons, des raisins, passer à la poste. Il est l’heure de la sortie des écoles. Une pluie de « Helloooooo », de rires, d’enfants surexcités. Un très beau moment. Sur le chemin, on repère même un plant de cannabis en pleine ville.

Petite pause à la chambre, puis bière au même bar qu’hier. Enfin, direction la fondue sichuanaise. L’ambiance est incroyable. Festive. Des grands-mères chantent à table. Des pétards éclatent. Des enfants courent partout. Des jeunes boivent des bières. Un joyeux chaos parfaitement maîtrisé. On adoreeee.

Demain, dernier jour en Chine avant notre départ pour le Népal.


Infos pratiques :

Départ – Songpan
Parc de Munigou
Villages tibétains autour du parc

Jour 4:

Aujourd’hui, levés vers 09h30. Nous passons la matinée à l’hôtel à planifier notre prochaine étape : le Népal. Puis, dernier tour dans cette ville que nous aimons temps et petits achats divers avant de prendre le train direction Chengdu. Nous dormons dans la même auberge de jeunesse que lors de notre dernière étape dans cette ville. Nous décidons de manger dans un dernier restaurant spécialisé dans le tofu et une cuisine sichuanaise : poulet au cacahuètes et poivre du Sichuan, tofu bouilli au piment et poivre, aubergines et haricots verts, riz, dumplings et des Bao au sucre roux. La chine va vraiment nous manquer.

Demain vol à 10h10, direction Katmandou.

Infos pratiques :

Train Songpan → Chengdu

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Joo en vadrouille

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