Kodaikanal

Du 18 au 19 octobre 2024

Le trajet en lui-même marque déjà une rupture. On quitte les plaines chaudes, poussiéreuses, bruyantes… pour commencer à grimper. La route s’élève en lacets interminables, les températures chutent progressivement, la végétation devient plus dense. Les palmiers disparaissent au profit de forêts épaisses, de pins, d’eucalyptus. L’air change. On respire mieux. Et surtout… il fait frais. Et puis il y a cette sensation assez particulière car le bruit s’estompe. Moins de klaxons, peu de foule.

À mesure que l’on monte, le brouillard commence à apparaître. Il s’infiltre entre les arbres, envahit la route par endroits, brouille les repères. Par moments, la visibilité tombe à quelques mètres. Puis, soudain, tout se dégage, laissant apparaître des vallées et des paysages spectaculaires. C’est imprévisible, mais ça fait tout le charme de Kodaikanal.

Kodaikanal a été développée au XIXe siècle par les Britanniques, qui cherchaient un refuge face à la chaleur écrasante des plaines. Et cet héritage est encore très présent aujourd’hui. La ville ne ressemble pas vraiment au reste de la région. On y trouve des maisons en pierre, des cottages entourés de jardins, des routes bordées de pins. L’ambiance est différente, presque européenne par moments. Le climat y joue beaucoup : l’humidité, le froid le matin et le soir, le brouillard constant… tout contribue à cette impression d’être ailleurs. Mais Kodaikanal reste profondément indienne dans son fonctionnement, et dans son énergie.


Que faire à Kodaikanal ?

Kodaikanal Lake

C’est le cœur de la ville. Un grand lac artificiel en forme d’étoile, entouré d’une route circulaire. C’est ici que tout se passe : balades, pédalos, vélos… familles locales en promenade, touristes indiens en week-end. L’endroit est agréable, surtout en fin de journée. L’ambiance est beaucoup plus détendue que dans les villes précédentes. Mais ça reste un lieu très fréquenté. Autour du Kodaikanal Lake, il est possible de louer des vélos. Le tour fait environ 5 km. C’est plat, facile, et surtout agréable en fin de journée. On croise des familles, des groupes d’amis, des couples…

Coaker’s Walk

Une petite promenade aménagée le long d’une crête. La vue est censée être spectaculaire sur la vallée… quand il n’y a pas de brouillard. Update : on a quasi rien vu. Parce que oui, Kodaikanal, c’est aussi ça : du brouillard. Beaucoup de brouillard. Par moments, tout disparaît. On ne voit plus rien à 10 mètres. Puis ça se lève, doucement, et la vue réapparaît. C’est frustrant

Pillar Rocks

Trois énormes piliers rocheux dressés au milieu de la végétation. Impressionnants… quand on les voit. Parce que là encore, le brouillard peut tout cacher. Complètement. C’est un peu le jeu à Kodaikanal : attendre, espérer, et parfois… ne rien voir du tout.

Bryant Park

Un jardin botanique juste à côté du lac. Bien entretenu, agréable, avec beaucoup de fleurs et de plantes. C’est propre, calme, presque trop organisé pour l’Inde. Un bon endroit pour se poser un peu.

Silver Cascade Falls

Une cascade située sur la route d’accès à Kodaikanal. Facile d’accès, assez impressionnante… mais très fréquentée. Beaucoup de stands autour, beaucoup de monde. Ça reste un arrêt rapide, mais sympa.

Dolphin’s Nose

Un des plus beaux points de vue accessibles à pied. Il faut marcher environ 45 minutes à 1h pour y arriver. Le chemin traverse des villages, des petites maisons, puis devient plus sauvage. À la fin, un rocher en forme de “nez” qui s’avance dans le vide. La vue est incroyable… quand il n’y a pas de brouillard. Et comme souvent ici, soit c’est magique, soit on ne voit rien du tout.

Bear Shola Falls

Une petite cascade accessible après une courte marche. Le chemin est agréable, un peu caché, entouré de végétation. Ce n’est pas la plus impressionnante, mais l’endroit est calme, moins fréquenté.

Pine Forest

Un endroit très connu… et pour cause. Des pins parfaitement alignés, une lumière filtrée, un sol recouvert d’aiguilles. L’ambiance est presque cinématographique. C’est touristique, oui. Mais ça vaut le coup.

Green Valley View

Anciennement appelé “Suicide Point”. La vue est spectaculaire sur la vallée… quand elle est visible. Mais surtout, l’endroit donne accès à plusieurs petits chemins autour, un peu moins fréquentés si on s’éloigne.


L’ambiance générale

Kodaikanal, c’est une pause. Après plusieurs jours dans des villes chaudes, bruyantes et un peu trop épuisantes, on découvre une Inde plus douce.

L’air est frais. Parfois même froid. Le matin et le soir, on sort les pulls. Chose impensable quelques jours plus tôt.

La ville vit surtout au rythme des touristes indiens venus chercher un peu de fraîcheur. Peu d’étrangers, mais beaucoup de familles, de couples, de groupes d’amis. Ça prend des photos partout, ça rit, ça mange, ça se promène autour du lac. L’ambiance est vivante, mais beaucoup moins oppressante que dans d’autres villes.

Kodaikanal a presque un air de station de montagne européenne… version indienne. Des pins, du brouillard, des petites routes, des maisons en pierre… et au milieu de tout ça, des stands de street food, des klaxons, et des vendeurs ambulants, des selfies en continu.

Un mélange assez étrange, mais qui fonctionne.

On retrouve aussi toute une série de produits locaux qu’on ne voit pas forcément ailleurs dans la région. Kodaikanal est connue pour ses chocolats artisanaux, vendus un peu partout dans des petites boutiques. Il y a aussi beaucoup de produits à base d’eucalyptus (huiles essentielles, baumes…), très liés à la végétation locale. Sans oublier les épices, les herbes médicinales.

Mais malgré ce côté plus calme, Kodaikanal reste profondément indienne. Les klaxons ne disparaissent jamais complètement, les rues peuvent vite être encombrées, et les lieux les plus connus sont souvent bondés.

Le brouillard joue aussi un rôle énorme dans l’ambiance. Par moments, tout disparaît. La visibilité tombe à quelques mètres, les paysages s’effacent, les sons deviennent étouffés. Puis, en quelques minutes, tout réapparaît.

C’est instable, imprévisible… mais c’est aussi ce qui fait le charme du lieu.


Comment se rendre à Kodaikanal ?

Depuis Thanjavur / Trichy / Madurai
  • Pas de bus direct simple depuis certaines villes
  • Trajets souvent avec correspondances (Trichy ou Madurai)
  • Durée totale : 5 à 8 heures
Solution recommandée
  • Voiture privée avec chauffeur
  • Prix : 60 euros depuis Thanjavur
  • Avantage :
    • plus confortable
    • accès direct
    • arrêts possibles en route

Que manger à Kodaikanal ?

À Kodaikanal, la cuisine change un peu.

On retrouve toujours la base du Tamil Nadu (dosas, idlis, currys), mais aussi des influences plus “occidentales” :

  • Dosa : crêpe fine et croustillante à base de riz et lentilles
  • Idli : petits gâteaux de riz vapeur, très légers
  • Uttapam : version plus épaisse du dosa, souvent garnie
  • Sambar : soupe de lentilles épicée
  • Rasam : soupe légère, acidulée et très parfumée
  • Thali sud-indien : plateau complet avec riz, currys, légumes et chutneys
  • Currys de légumes : variés, souvent épicés
  • Riz aux épices : base de nombreux plats
  • Parotta : pain feuilleté croustillant
  • Chocolats artisanaux de Kodaikanal (très répandus, qualité variable)
  • Huiles essentielles d’eucalyptus
  • Baumes et produits naturels à base de plantes
  • Sandwichs
  • Pâtes
  • Pizzas

Où dormir à Kodaikanal ?


Ce qu’on a aimé (et moins aimé)

👍

  • Le climat (enfin respirable)
  • Le changement total d’ambiance
  • Les paysages de montagne
  • Le côté plus calme

👎

  • Certains points de vue décevants si visibilité nulle

Notre ressenti

Kodaikanal, c’est une pause. Après l’intensité du Tamil Nadu, ça fait du bien. .

Ce n’est pas forcément l’endroit le plus spectaculaire du voyage. Ce n’est pas non plus le plus authentique. Mais c’est un moment de respiration. Un endroit où on ralentit. Où on profite. Où on récupère.

Et dans un voyage en Inde… c’est presque indispensable.


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