Programme – 02 jours -Kodaikanal

Du 18 au 19 octobre 2024

Kodaikanal est une étape nichée dans les montagnes du sud de l’Inde, dans l’État du Tamil Nadu. Perchée à plus de 2 000 mètres d’altitude, cette petite ville offre une atmosphère bien différente du reste du pays, entre nature, climat plus frais et paysages brumeux. Ici, tout invite à ralentir.

On découvre Kodaikanal en se promenant autour du lac, véritable cœur de la ville. Le Kodaikanal Lake, en forme d’étoile, est entouré d’une route agréable où l’on peut marcher ou louer un vélo. En s’éloignant un peu, la nature prend toute sa place. Les points de vue comme Coaker’s Walk ou Pillar Rocks offrent de beaux panoramas sur les vallées environnantes. Par temps dégagé, la vue s’étend très loin, mais la météo change vite, et les nuages recouvrent souvent les paysages en quelques minutes. Faut le savoir.

Les environs regorgent aussi de sentiers et de forêts. La Pine Forest, avec ses grands pins alignés, est très belle, surtout quand la lumière filtre entre les arbres.

Le centre-ville est animé. On y trouve des petits marchés, des stands de street food, et des boutiques locales. Le climat, plus frais, rend les journées agréables, surtout après avoir passé du temps dans les plaines plus chaudes.


Que faire à Kodaikanal ?


Jour 01 :

Levés à 5h45, encore un peu dans le brouillard, nous retrouvons un taxi pour rejoindre Kodaikanal. Après une courte pause café accompagnée de quelques gâteaux secs, la route commence. L’ambiance dans la voiture est calme. Certains se rendorment, d’autres regardent des séries.

Sur le trajet, premier arrêt pipi pour Adèle et Ségo. Joo, elle, dort profondément, Hugo est absorbé par son film… et le chauffeur redémarre. Personne ne remarque rien sur le moment. Ce n’est qu’une dizaine de minutes plus tard que la réalité nous rattrape: les filles ne sont plus là. Panique générale, suivie d’un demi-tour immédiat… et d’un énorme fou rire une fois tout le monde réuni.

Après environ 5h30 de route, nous atteignons enfin les hauteurs de Kodaikanal. Le paysage change progressivement. Les plaines laissent place à des collines couvertes de forêts, des routes sinueuses, des cascades et des falaises abruptes. Le nom de Kodaikanal signifie “cadeau de la forêt” en tamoul, et l’on comprend vite pourquoi. L’atmosphère est plus fraîche, une sensation assez rare depuis le début de notre voyage en Inde, haha.

Sur la montée, nous faisons plusieurs arrêts à des points de vue. Le premier donne sur un petit temple perché, avec un promontoire offrant une vue sur un lac artificiel et une cascade surnommée “la cascade en queue de rat”. Les singes sont partout, à l’affût de la moindre nourriture.

Au second arrêt, une autre cascade, plus discrète. Les singes continuent leur manège, allant même jusqu’à grimper sur les motos pour fouiller les sacs.

Nous arrivons finalement à notre hôtel. À plus de 2 100 mètres d’altitude, le décor n’a plus grand-chose à voir avec ce que nous avons connu jusque-là en Inde. L’ambiance rappelle davantage la ville de Kandy et Nuwara Elya au Sri Lanka avec ses montagnes, son air plus frais.

Après avoir posé nos sacs, nous déjeunons sur place, une sorte de club sandwich revisité à l’indienne. L’après-midi, nous partons explorer la ville. Très vite, une ambiance de station de montagne se dégage. De nombreux stands proposent des huiles essentielles, des jus frais et surtout beaucoup de chocolats artisanaux. Il ne manquerait presque qu’un stand de vin chaud pour se croire en pleine station alpine.

Notre première visite est une église devant dater du début du XXe siècle qui est de toute beauté. A l’intérieur une femme chante. Le plafond est recouvert de boiserie et il a une forme de bateau retourné. Les bancs sont en osier tressé et les vitraux sont mauves et violets. Cela crée un ensemble vraiment spécial. Après nous être installés quelques minutes pour écouter la dame, nous repartons.

Nous avions prévu d’aller voir plusieurs points de vue, mais la brume en décide autrement. Impossible de voir quoi que ce soit, les paysages sont totalement engloutis. Changement de plan.

Nous nous dirigeons alors vers le jardin botanique de Kodaikanal, un lieu apprécié des familles locales. Le parc est agréable, sans être spectaculaire. On y trouve de beaux pins, des eucalyptus dont un impressionnant datant de 1846 ainsi qu’une grande variété de fleurs : azalées, dahlias, primulas, fuchsias…

En fin de journée, direction le grand lac de Kodaikanal. Le lac de 24 hectares a été créé en 1863 par Sir Verre Hentry Livinge (1819-1885) , qui a construit un barrage pour former un lac qu’il a approvisionné en poissons. Il a fait venir le premier bateau de Tuticorin. En 1890, on y a ouvert un club nautique, et en 1910 un nouveau hangar à poissons y a été construit. Les touristes peuvent utiliser les équipements de canotage Entre les stands de tir à la carabine (que nous testons), les vendeurs de chocolats, de fruits, de souvenirs, et les locations de barques ou de vélos, l’endroit est joyeux. Nous louons deux tandems et faisons le tour du lac en une trentaine de minutes, chrono en main. Sur le chemin, une boutique de fromages attire notre attention … et nous repartons avec un gouda au cumin. C’était obligé!

Nous poursuivons avec une balade dans le quartier musulman, autour de la mosquée. Là, surprise. Un boucher vend de la viande de bœuf halal, ce qui reste assez inhabituel dans un pays où la vache est sacrée. Nous continuons à déambuler dans les rues, entre boutiques et petites échoppes. La pluie commence à tomber, encore.


Infos pratiques :

Trajet jusqu’à Kodaikanal
Points de vue sur la route
Hébergement
Visites

Jour 02 :

Réveil vers 8h30. On se motive pour ne pas rater le petit déjeuner, servi jusqu’à 9h30. On descend donc rapidement. Au menu, une grande variété de plats salés : œufs, idly (petites galettes de riz cuites à la vapeur), sauces plus ou moins pimentées, pain et confiture industrielle… Ce n’est pas exceptionnel, mais ça fait l’affaire.

Pendant le petit déjeuner, le ciel commence à se dégager, laissant apparaître les montagnes environnantes. La vue est magnifique… mais de courte durée. À peine une heure plus tard, une épaisse brume recouvre tout. Hugo décide de retourner se reposer. Il nous rejoindra plus tard dans la matinée.

Nous partons donc entre filles pour une première balade à Coaker’s Walk, juste à côté de l’hôtel. Il s’agit d’un petit sentier aménagé qui longe la falaise et offre normalement une belle vue sur la vallée. La promenade est rapide, une vingtaine de minutes suffit, mais la brume est omniprésente. Par moments, quelques trouées laissent entrevoir le paysage, mais cela reste très furtif.

Après un rapide passage à l’hôtel pour récupérer nos k-way, nous décidons de marcher jusqu’à Vattakanal, un petit village situé à moins d’une heure. Le chemin est agréable, ponctué de rencontres avec des vaches, des chiens errants et toujours ces singes qui observent les passants. Nous traversons quelques zones habitées, apercevons une tour de télévision, des jardins, puis un long bâtiment lugubre : l’usine de thermomètres d’Hindustan Unilever, fermée en 2001 sous la pression de l’opinion publique, mais toujours en activité. Le mercure a persisté dans le sol des années après la fermeture, les machines et l’ambiance industrielle également.

Sur la route, nous faisons un arrêt à l’église de Saleth Matha Church. Construite au XIXe siècle et dédiée à l’apparition de la Vierge à La Salette en France, elle présente une architecture gothique typique avec ses hautes flèches, ses vitraux colorés, ses boiseries…

Nous poursuivons jusqu’à la cascade de Vattakanal, où nous retrouvons Hugo autour d’un café glacé. Ici, de multiples stands de nourriture, des maïs grillés, des vendeurs de fruits … et quelques chiens errants qui espèrent grappiller quelque chose (sans grand succès avec nos chips). La balade dans la forêt est belle car la brume envahit les forêts d’eucalyptus créant un côté mystique. La cascade est jolie et s’inscrit bien dans le paysage environnant même si le sol, malheureusement jonché de plastique, ce qui gâche un peu le tableau.

Après un moment sur place, nous repartons tous les quatre en direction du village de Vattakanal. Sur le chemin, nous nous arrêtons dans un petit café perché, entièrement en bois, entouré de plantes. Un esprit un peu bohème. Nous prenons un café et un jus de citron, à choisir sucré ou salé, surprenant mais très bon.

La brume ne nous quitte pas, rendant toute tentative de panorama assez incertaine. Malgré cela, nous décidons de continuer vers Dolphin’s Nose. La route est belle, bordée d’arbres et de végétation dense, mais nous réalisons vite que nous descendons constamment. Après une pause dans un café décoré de pancartes colorées (où les pancakes et avocado toasts donnent envie, même si nous n’avons plus faim), nous atteignons finalement le fameux point de vue.

Dolphin’s Nose, perché au bord d’une falaise, est censé offrir une vue spectaculaire sur les montagnes. Mais ce jour-là, rien. Absolument rien. Juste un mur de brume. Déception.

Sur le chemin du retour, nouvelle rencontre avec les singes. Cette fois, le mâle dominant s’approche rapidement. Ségo, prise de panique, attrape Joo et la place instinctivement devant elle comme bouclier. Finalement, le singe tente sa chance auprès d’Adèle pour récupérer ses chips. Elle refuse calmement, et contre toute attente, il abandonne.

De retour à l’hôtel, on s’improvise un gros goûter : pain, fromage acheté la veille, chocolat et fruits de la passion. L’après-midi se déroule tranquillement entre organisation des prochaines étapes et parties de cartes, accompagnées de jus de citron. Le soir, buffet à l’hôtel : soupe épicée, poulet aux épices, riz au cumin, dhal de lentilles et chou-fleur épicé (gobi). C’est nettement meilleur que la veille.


Infos pratiques :

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